Le jardin forêt
Mars 2021 à la Chaloupe Saint leu 974, 750 mètres d'altitude.
J'ai répondu à une annonce d'une personne désireuse de créer un jardin -forêt attenant à son domicile soit 1300 mètres carré; autant vous dire que le terrain de "jeux" est énorme !
Toujours aussi curieuse et volontaire pour redonner vie aux espaces en besoin de restructuration et d’équilibre je me suis pleinement investi dans la création de ce jardin -forêt et bien plus encore !
Par quoi commencer face à cette immensité pour recréer une cohérence basé sur les éthique de la permaculture !
Voici le récit de cette histoire, de cette aventure qui à durée une bonne année.
Les objectifs étaient :
De planter des arbres en prêtant une vive attention sur les espèces endémiques de différentes essences, fruitiers et mellifères.
Cultiver des produits destiner à notre consommation personnelle et développer une cuisine créative végétarienne et locale.
Soit des légumes feuilles, tige, racines, secs et bulbes. Des fleurs comestible, des plantes aromatiques et des fruits.
Créer des écosystèmes en y apportant toutes les conditions favorables pour obtenir une harmonie entre les différents règnes visibles et invisibles (végétal, animal, bactérie, champignons…) sans nuire à l’environnement.
Le déroulement :
L’observation est l'allier numéro 1 en permaculture :
Les végétaux existant sont des bio-indicateur sur la qualité du sol.
Pour nourrir un sol dépourvu de vitamines, minéraux et autres substance propice aux cultures nous n’avons eu de cesse que le le régénérer à savoir qu’il nous a fallu une sacré dose de matière.
La priorité pour les futurs cultures était de fournir un apport d’eau.
Nous avons donc commencer par des troncs de bananiers que nous avons récupérer au bord des chemins.
Pourquoi faire des planches de culture et comment nous avons fait ?:
Les planches :
1- Redonner au sol son vivant en créant des micros organismes invisibles à l’œil nu comme les bactérie, les mycéliums (champignon) les minéraux,
2-Apporter de l’engrais vert du jardin particulièrement, ex : Duranta et Consoude qui sont de nature exotique (Une plante est dite exotique parce qu’elle à été introduite volontairement et/ou accidentellement par l’homme dans une région qui n’est pas la sienne et en dehors de son air naturelle)
Le Bringelier marron lui est une plante dite indigène, elle était déjà là, soit une plante sauvage, une fleur, un arbre ou un arbuste qui à poussé naturellement ; Il y a aussi l’ortipeï qui lui est endémique (espèce végétale propre à une région géographique spécifique).
Ne pas oublier le paillage : Cette pratique a pour but de protéger les cultures des intempéries, de limiter les arrosages, et de contenir le développement des herbes indésirables. Les matériaux organiques, en se décomposant auront également pour effet d'enrichir le sol.
Un sol couvert absorbe le CO2, alors qu’un sol « nu » dégage du CO2.
La suite :
Nous avions un partenariat avec le club hippique de l’hermitage pour le crottin de cheval; Un autre avec un magasin bio « wake-up » à Boucan pour le marc de café ; Nous faisions notre propre feu pour récupérer la cendre puis nous allions dans les boucans en forêt ; La bouse de vache était récupéré dans les champs au dessus de la Chaloupe ; pour l’apport d’eau nous allions toujours en forêt couper les longoses (plante invasives) avec l’accord de l’ONF (Office national des forêts); Les fientes de poules nous étaient fournies par un éleveur de proximité; Le compost fabriqué maison avec un supplément de taille : le Bokashi !
Nous avions de l’espace et avons mis en place plusieurs mètres cube de matières à fermenter avec les EM, bien arrosé et recouvert d’une bâche, au bout de trois mois nous avons obtenu de la terre végétale !
La magie des micro organismes et de cette biodiversité à bel et bien fonctionné.
Lancez-vous sans aucune hésitation, tout le monde est gagnant.
Et bien entendu, dans une baignoire de récupération, un élevage de lombricompost !
Pour les références à cultiver, j’avais la charge de faire les semis , étant sur Saint -Paul (dans l’ouest de l’île), les graines ou boutures prenaient rapidement.
Une fois en âge et suffisamment « grands » pour être planter en pleine terre, je montait les « BB » au jardin et ils prenaient place parmi leurs compagnons. (voir définition de compagnonnage) J’insiste sur ces derniers car c’est important d’anticiper sur les récoltes.
Les végétaux se protèges mutuellement. Certains sont répulsifs pour les insectes nuisible (couleurs, odeurs, racines), d’autre attire les abeilles excellent pour la pollinisation etc…
Pour combattre les escargots, c’était une autre paire de manche ! Il y en avait une quantité incroyable ; Laisser sa part aux auxiliaire d’accord mais dans la limite du raisonnable.
Quelques pièges avec des pots de fleurs retourné avec une entrée, y mettre des croquettes, de la salade et de la bière.
Tout les matins nous les donnions à la voisine pour ces poules.
Chaque début de journée s ‘effectuais avec un éveil corporel et le planning.
Observation, rectification et modification !
Au fil du temps le jardin commençait à avoir de l’allure mais une question pertinente est arrivée : Si on plantait les végétaux qui prennent 1-2 ou 3 années à pousser pour un rendement nous les plantions sur LE TERRAIN ? (Voir l’article)
Au fil des saisons (soit 15 mois plus tard), le jardin -forêt était riche en cultures diverses et variées :
Des arbres fruitiers, ornementaux, des fleurs comestible ou non, Des légumes, des salades et autres plantes aromatiques ont remplacé l’ancien « champs » dépourvu de biodiversité et de ces écosystèmes. Challenge réussi en un temps record. Mais jamais rien n’est aqui avec la nature.
Il n’y a pas de secret, rendre à la nature ses droits, respecter son rythme et sa fragilité, elle vous le rendra généreusement. Créer un équilibre et vivre en harmonie.
La fierté étant de taille, nous avons décider d’organiser une visite du jardin-forêt pour le faire découvrir, raconter son histoire et partager les valeurs d’une passion.
